Christine STANCZYK

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Après un Master en journalisme et communication à l’ULB (du temps où ça s’appelait encore Licence) et quelques petits jobs de pigiste et autres, j’ai décidé de « changer de vie » et de découvrir Cuba. Grâce à une bourse d’études, j’ai l’occasion de découvrir la fameuse école de cinéma de San Antonio de los Banos fondée par Gabriel Garcia Marquez, où j’ai suivi quelques ateliers de documentaires. C’était en 1989, année de la chute du mur de Berlin et du « periodo especial » à Cuba, c’est-à-dire, une période où absolument tout manquait à la population sauf le rhum fait maison et les casas de la Trova, où j’ai découvert de fantastiques musiciens d’un âge déjà bien avancé. Quelques années plus tard, certains d’entre eux tourneraient dans le monde entier (mais bon, je n’y suis pour rien…).
Un an plus tard, retour en Belgique avec l’envie cette fois de partir pour le Mexique, où j’ai travaillé deux ans pour un centre des droits des indigènes et produit des documentaires, notamment sur le Chiapas juste avant les grandes révoltes.
De retour en Belgique, naissance de mon fils Arto, comme Lindsay. Je me réinstalle à Bruxelles et travaille pour les Lundis d’Hortense : plongée dans le jazz belge, j’organise notamment les stages « Jazz au Vert » et les Jazz Tours. Après 5 ans de LDH et 2 autres enfants (Avril et Lula), je suis embauchée par l’Informal European Theatre Meeting pour coordonner « 100 Artists in Palestine » un projet d’échange entre des artistes palestiniens et européens : belles rencontres avec des artistes de toutes disciplines, moments intenses et inoubliables entre Jérusalem et Ramallah en pleine Intifada. Faute de moyens financiers, le projet prend fin, mais les contacts ont été créés et certains projets imaginés par les artistes perdurent encore aujourd’hui.
Après la musique, la danse contemporaine : je dirige la Compagnie Michèle Anne De Mey et deviens ensuite productrice et chargée de diffusion pour la Compagnie Mossoux-Bonté. Nouveaux voyages, nouvelles rencontres : tournées et festivals internationaux, organisation de stages au sein de la compagnie et à l’étranger.
Depuis quelques années, le contexte social et politique aidant, inspirée par Rob Hopkins et le mouvement de la transition, je me concentre davantage sur des thématiques plus locales et engagées, notamment environnementales tout en gardant un lien privilégié avec la culture et les artistes que je côtoie au quotidien.